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Biographie

SusanneTanguay artiste

En 1993, je redécouvre l’acrylique, c’est tout un monde de trouvaille qui s’ouvre à moi, l’exploration commence. Depuis je continue ma recherche picturale ou les émotions et le jeu de la couleur ne font qu’un. Mon univers est étroitement lié à l’infini de ce que je peux inventer. L’artiste peintre en moi aime jouer, fouiller, étudier, innover et créer.    

Depuis 1994, j’ai participé à plusieurs expositions solos et collectives. Mon outil de prospection par excellence est mon appareil photo que je promène partout à la découverte de traces urbaines, de fissures, de marques du temps qui passe ou encore pour fixer la lumière.

1999 est l’année ou j’arrive à l’usine Grover, au studio 333. Puis en 2007, mon désir de favoriser l’échange et mes connaissances me force à prendre mon espace de création, c’est ainsi qu’on me retrouve au 380 où je donne des classes d’expressions libres depuis 14 ans. Artiste engagée socialement, j’ai collaboré avec deux organismes du quartier : le coup de pouce Centre-Sud et le Centre d’éducation et d’actions des femmes où j’ai été artiste en résidence pendant 10 ans. J’ai offert des ateliers d’expressions libres où je me suis investi à montrer les joies de s’amuser avec la couleur, une invitation à partager mon carré de sable.

Depuis le début de la pandémie, je viens à mon studio chaque jour ou j’ai créé de petits formats et continue de chercher avec les coloris et les textures. 

Démarche artistique

Ce qui m’inspire

       Ma démarche artistique se nourrit de l'être humain dans sa spécificité, ses interrelations, ses gestes quotidiens et sa façon de s'adapter à son habitat. L’urbain, en besoin d’identité, s’inscrit dans la ville et se l’approprie. Cet homme inquiet, me laisse un questionnement sous forme de graffitis, épigraphes éphémères des temps modernes. Je sillonne la ville en quête de traces physiques, je fouille ma mémoire à la recherche d'empreintes, de réminiscences, d'émotions. Mon œil de photographe scrute les rues pour y dénicher l'accumulation des sédiments urbains, cette texture du temps. Il s'approprie les ruptures d'avec le passé, ces lieux d'émergence d'un cycle nouveau, ces chantiers du désordre de la transformation. Mon inspiration s'alimente à cette stratification, à cette métamorphose de l'humain et de l'urbain. Je me sers de ces épigraphes comme outils pour me propulser dans un écrit nouveau, dans un langage pictural inconnu.

 

La recherche et la transcription

  

      Le médium acrylique, avec sa souplesse, sa fluidité, m’autorise à jouer avec la couleur pour créer des contrastes, des textures et des reliefs. Je peins sur différents supports : toile, papier, carton, surface de bois et je diversifie le format consciemment pour me défier. Les pinceaux, les rouleaux, le collage, plusieurs spatules et autres trouvailles me donnent l’audace d’explorer toutes les émotions, exploiter toutes les lumières. L’acrylique me permet de travailler sur plusieurs surfaces à la fois. Les images apparaissent d’elles-mêmes, je ne sais jamais où elles me mèneront. Le repérage photographique amorce presque toujours la prospection. Depuis 1978, la caméra accompagne toutes mes sorties; pour prendre des éléments urbains, les textures, les clairs-obscurs, des reflets, la nature, etc. Je recherche les contrastes, les inscriptions du temps, les traces d'humains, d'animaux, de végétaux, de minéraux. J’observe comment la lumière se dépose sur les surfaces. J'aime photographier les mêmes lieux aux différentes saisons, je cherche la transformation, l'évolution, je m’attarde aux signatures. Mon travail en photo constitue un relevé d’empreintes urbaines à la manière d'un scientifique. Ce qui s’imprime dans ma mémoire au fil de mes promenades, de mes rencontres, la peinture le laisse surgir, donnant ainsi des abstractions nourries de l’humain et de sa ville.

 

   Puis j’ai commencé à ajouter à mes tableaux des éléments de mes photos, que je trafique avec mon ordinateur, cette machine devenue un outil essentiel à ma démarche. À partir de mes photos, je découpe des composantes urbaines de mon quartier ou des objets du quotidien, que par la suite j’imprime en noir et blanc et colle dans mon travail pictural.

 

     Je cherche à pousser encore plus loin, au moyen des nouvelles technologies numériques, l’intégration de la peinture et de la photographie pour créer des œuvres explorant cet aspect des signes du temps, espèces d’hiéroglyphes sur palimpsestes urbains.